Histoire de Louise

Histoire de Louise

LOUISE-RENEE DE KEROUALLE
duchesse De PORTSMOUTH et D’AUBIGNY
L’aïeule bretonne de lady DIANA SPENCER, princesse de Galles

« Mlle de Keroual, dont la beauté égalait celle de Mme de Montespan était en Angleterre ce que celle-ci était en France, mais avec plus de crédit. Jamais femme n’a conservé plus longtemps sa beauté. Nous lui avons vu, à l’âge de
soixante-dix ans, une figure encore noble et agréable, que les années n’avaient point flétrie.  » (Saint-Simon)

En septembre 1649 à Guilers, près de Brest, Louise-Renée de Penancoët ouvre ses yeux sur le monde. Son père, Guillaume, comte de Keroualle est le dernier descendant d’une des plus vieilles familles de la noblesse bretonne. Sa mère, Marie-Anne de Ploeuc, compte parmi ses ancêtres des rois de France, des rois d’Angleterre et des ducs de Bretagne. Malgré cette ascendance prestigieuse, les Penancoët font partie de cette noblesse désargentée qui pullule en Bretagne. Ayant un frère de deux ans son aîné, la petite Louise-Renée ne peut espérer hériter du peu de fortune que possède sa famille. Entrer en religion semble être sa destinée. Et pourtant,, c’est elle qui fait entrer dans l’Histoire le nom des KEROUALLE. Un homme fait basculer son destin en 1668 : François de Bourbon, duc de Beaufort (1616-1669), petit-fils du roi Henri IV et de Gabrielle d’Estrées. Forte tête de la famille royale française, il avait gagné son célèbre surnom de « Roi des Halles » en prenant part à la Fronde auprès des insurgés.. Après s’être soumis à Louis XIV en 1658, il avait obtenu la survivance de l’amirauté que possédait son père. C’est ainsi qu’en 1666 sa nouvelle charge le conduisit à Brest où il demeura deux ans. Familier des Penancoët, il tomba sous le charme de Louise-Renée. Néanmoins, loin de vouloir en faire sa maîtresse ou sa femme, il espère en faire la favorite du roi et, par son intermédiaire regagner les faveurs de Louis XIV qui ne lui a pas vraiment pardonné le rôle qu’il a joué pendant la Fronde. Pour mener à bien son dessein, le duc obtient pour Louise la charge de demoiselle d’honneur d’Henriette-Anne d’Angleterre, épouse de Philippe de Bourbon, duc d’Orléans, frère du roi. C’est ainsi qu’en 1668, Louise fait son entrée à la Cour du roi Soleil. Bien qu’ambitieuse, la jeune femme ne fait rien pour gagner les faveurs royales.
La place de favorite que voudrait lui faire prendre le duc de Beaufort est déjà fortement encombrée par Louise de La Vallière qui n’est déjà plus qu’une maîtresse d’apparence et par l’altière Françoise de Montespan qui vient tout juste d’entamer son « règne ». Pourtant, à défaut de régner sur le coeur de Louis XIV, la jeune bretonne va devenir l’une des cartes maîtresses de sa politique étrangère.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour appréhender le contexte de l’époque : Le contexte politique vers 1660-1670

Au milieu des années 1660, Louis XIV commence à préparer la succession d’Espagne. Estimant que les Pays-Bas espagnols, (correspondant à peu près à la Belgique, au Luxembourg et au Nord de la France d’aujourd’hui) doivent lui revenir, il mène une campagne dans le but de s’emparer de ce territoire. Dès lors, les Provinces-Unies n’ont de cesse de freiner les ambitions françaises en soutenant indirectement leurs ex-ennemis, les Espagnols. Elles craignent en effet de voir s’installer à leurs frontières un voisin aussi expansionniste que Louis XIV. En 1668, elles négocient avec le Parlement anglais et avec la Suède une triple alliance dont le but est de maintenir le statu quo en Europe en empêchant la France d’étendre ses frontières. Mais, l’Angleterre est le maillon le moins sûr de cette entente.

Comme le petit roi espagnol ne se décide pas à mourir – contre toute attente, Charles II d’Espagne vivra jusqu’en 1700 – Louis XIV décide d’en finir avec le seul état sur lequel il sait ne pas avoir d’emprise : les Provinces-Unies.
Pour y parvenir, il prend la décision de détourner l’Angleterre de la Triple alliance de 1668 et de s’assurer de sa neutralité dans la guerre qu’il s’apprête à mener. A cette fin, il envoie auprès du roi d’Angleterre sa meilleure ambassadrice, sa belle-sœur, la duchesse d’Orléans, sœur préférée de Charles II Stuart. Prenant le prétexte d’une visite privée à son frère, Henriette-Anne d’Orléans traverse la Manche à la fin du printemps 1670. Pour l’accompagner, elle choisit sa jeune demoiselle d’honneur, Mademoiselle de Keroualle. Le 12 juin 1670, elle obtient de son frère la signature d’un traité de commerce et d’alliance contre les Provinces-Unies. Le roi anglais s’engage aussi à proclamer sa conversion au catholicisme. Au moment des adieux, Charles II réclame à sa sœur de pouvoir garder auprès de lui la jeune bretonne sous le charme de laquelle il est tombé. Ne voulant pas compromettre l’honneur de celle-ci, la duchesse d’Orléans refuse de la laisser à Londres sauf s’ il lui accordait une place de fille d’honneur de la reine Catherine de Bragance.

A peine a-t-elle le temps de savourer la réussite de son ambassade après son retour en France que la duchesse d’Orléans meurt le 30 juin 1670. Cette mort imprévisible – la duchesse n’avait que 26 ans -jette la consternation aussi bien en France qu’en Angleterre. Ce n’est pas seulement sa belle-sœur que vient de perdre Louis XIV, c’est aussi la garantie de son alliance avec Charles II d’Angleterre. D’autant que des rumeurs d’empoisonnement qui entourent cette mort risquent de conduire le roi anglais à révoquer l’accord secret qu’il vient de ratifier. Le roi de France ne doit-il pas revoir au plus vite sa politique anglaise ? La solution s’impose d’elle-même quand, en septembre 1670, le duc de Buckingham, le plus puissant des conseillers de Charles II traverse la Manche pour venir offrir à Louise de Keroualle une place de fille d’honneur de la reine d’Angleterre. Malgré la perte douloureuse de sa sœur, le roi d’Angleterre n’a pas oublié la jeune fille. L’opportunité est trop belle pour Louis XIV. Conscient de la puissance que peut exercer sur un homme tel que le roi anglais la beauté de Louise, il consent à la laisser partir en espérant bien pouvoir l’utiliser pour servir au mieux la cause française.

Louise s’adapte très vite à sa nouvelle vie. Elle parvient par sa déférence à s’attirer la bienveillance et l’amitié de la reine Catherine. Néanmoins, si elle n’ignore pas que Charles II veut en faire sa maîtresse, elle ne cède pas à ses
avances. Elle ne veut pas être une conquête supplémentaire à ranger dans le harem royal déjà fortement encombré. En effet, Charles II entretient à sa cour un grand nombre de maîtresses de toute extraction dont sa préférée est Nell Gwyn, petite théâtreuse qui ne sait ni lire ni écrire. Malgré les multiples interventions de l’ambassadeur de France, Colbert de Croissy, qui n’a de cesse de l’encourager à céder au roi, Louise résiste. Finalement, un an après son arrivée en Angleterre, elle cède sous la pression conjointe de Colbert de Croissy et du Lord Chambellan Arlington qui veut en finir avec les maîtresses royales issues des milieux populaires qu’il juge malfaisantes. Même si elle ne parvient pas à évincer Nell Gwyn et les autres maîtresses de son royal amant, Louise brigue au moins la première place dans le cœur du roi. Place qu’elle n’a aucun mal à obtenir grâce à son intelligence habile, sa beauté et sa ténacité. Neuf mois après être devenue la maîtresse de Charles II, elle lui donne un fils en juillet 1672. Père pour la cinquième fois cette année-là, le roi ne juge pas à propos de reconnaître cet enfant. Néanmoins, il donne à la mère le titre de duchesse de Portsmouth ainsi qu’une importante propriété en Irlande. En 1675, il finit par reconnaître son fils et le titre duc de Richmond.

La nouvelle duchesse de Portsmouth occupe très vite une place importante auprès du roi anglais. Sa puissance est telle que Charles II prend l’habitude de recevoir ambassadeurs et ministres dans les appartements de Louise au
château de Whitehall. D’ailleurs, conscient de l’influence qu’exerce la duchesse de Portsmouth à la cour anglaise, Louis XIV n’utilise plus ses ambassadeurs officiels que comme des boîtes à lettres entre elle et lui. S’il multiplie les conquêtes féminines, Charles II garde néanmoins à Louise sa préférence. Il aime à faire passer ses projets par le crible de cette tête froide et surtout à employer le tact de la jeune femme dans ses relations avec Louis XIV. Pourtant elle doit faire face à bon nombre d’intrigues visant à la remplacer car les Anglais ont conscience de l’emprise qu’elle exerce sur le roi. Une grande partie de la population anglaise lui est hostile. On ne lui pardonne pas d’être Française, catholique et surtout d’influencer le roi à mener une politique trop favorable à la France et aux papistes.

Les victoires de Louis XIV contre les Provinces-Unies exaspèrent une grande partie du peuple anglais et du Parlement. D’ailleurs, l’attitude bienveillante de Charles II vis à vis de la France inquiète le Parlement qui commence à se défier de son roi comme le constate en novembre 1673 Colbert de Croissy dans un courrier qu’il adresse à Louis XIV : « On acquiert du crédit au Parlement que par la haine que l’on témoigne contre la France » et  » Le prince est dans les derniers abattements …Il n’y a pas d’apparence qu’il y résiste longtemps… Il a tellement perdu l’estime de ses sujets que tout ce qu’il dit n’est ni cru ni craint… ». Pourtant, le Parlement serait prêt à accorder à Charles II tout ce qu’il voudrait s’il consentait à déclarer la guerre à la France. Mais Louise veille et contribue à la résistance du roi face aux désirs de son peuple. Avec des subsides venus de France, elle achète ministres, parlementaires et grandes dames pour la cause française.

Encouragé par la présence à ses côtés de Louise, Charles II ose braver son Parlement en promulguant la » Déclaration d’Indulgence » qui annule les lois contre les dissidents et les non-conformistes à la religion anglicane. Mais, le Parlement commence à se lasser de l’influence qu’exerce la duchesse de Portsmouth sur le roi et lui impose un chantage : révoquer la loi « d’Indulgence » en échange de l’argent dont il a toujours besoin pour couvrir les importantes dépenses qu’occasionne l’entretien de ses maîtresses. Louis XIV qui a besoin de l’aide anglaise dans sa guerre contre les Provinces Unies, fait dire au roi anglais par la bouche de Louise qu’il doit lâcher du lest dans sa politique en acceptant les conditions imposées par le Parlement. De même, lorsqu’en 1677, Guillaume III de Nassau, stathouder de Hollande et principal ennemi de Louis XIV, vient en Angleterre demander la main de la princesse Mary, fille du duc d’York (futur roi Jacques II , fervent catholique), Louise ne tente rien pour empêcher ce mariage qui pourtant est loin de plaire à Charles II et au père de la mariée, peu satisfait d’avoir un gendre protestant. Face à la liesse générale du peuple anglais à l’annonce de cette demande en mariage, elle s’abstient d’intervenir pour ne pas envenimer les relations du roi avec son Parlement.

Ainsi, Louise de Keroualle est-elle devenue une pièce maîtresse dans le grand dessein de Louis XIV d’être le plus grand roi de son temps. Dans les courriers qu’il lui adresse, Louis XIV l’appelle « ma cousine », preuve de l’importance acquise par la celle-ci car le roi de France n’a pas l’habitude de « cousiner » à tout bout de champ. Si elle n’est pas la reine d’Angleterre de nom, Louise l’est de fait. Ambitieuse, elle a su monnayer ses charmes. En décembre 1673, Louis XIV donne « la terre d’Aubigny-sur-Nère à la dame Louise-Renée de Querouel, duchesse de Portsmouth pour passer après sa mort à ses enfants naturels nés de « son » frère le roi de Grande-Bretagne ».  Après avoir assuré sa fortune, Louise s’ est aussi occupée d’ installer sa jeune sœur Henriette en la mariant, dans le courant de 1674 à Philippe Herbert, comte de Pembroke.

Partie de France en 1670 comme simple demoiselle de compagnie, elle y revient accompagnée de son fils en 1682, en quasi reine, utilisant pour ses déplacements des carrosses aux armes des Stuarts, symbole de l’appartenance de son fils à la famille royale d’Angleterre. Dans son hôtel parisien, elle reçoit les hommages et les compliments des courtisans. A la cour, elle est fêtée en véritable souveraine avec tous les agréments possibles (le duc d’Orléans en personne venant présenter ses hommages à l’ancienne fille d’honneur de sa première épouse).

De retour à Londres à la fin de juillet 1682, elle y demeure jusqu’au décès de son royal amant survenu en 1685.
Elle vit en parfaite harmonie avec la reine Catherine de Bragance qui se sachant incapable d’empêcher son royal époux d’être infidèle avait fini par se faire une alliée de Louise, n’hésitant pas le cas échéant à réprimander les
personnes qui devant elle manquaient de respect à la duchesse. Louise continue d’user de son influence pour favoriser une politique pro-française ce qui contribue encore plus à la faire détester des Anglais. Des placards injurieux réclamant son renvoi sont régulièrement affichés dans Londres. En novembre 1684, la duchesse de Portsmouth tombe malade et l’on craint pour sa vie. A cette occasion, on peut mesurer l’influence qu’elle exerce au travers d’un courrier expédié à Louis XIV par Barillon, ambassadeur de France à Londres. Dans cette missive, celui-ci constate que « la maladie de Mme de Portsmouth apporte une espèce de surséance à toutes les affaires. Le roi est presque toujours dans sa chambre ». Finalement, elle se rétablit et reprend sa place jusqu’à la mort de Charles II, le 6 février 1685 et, au risque d’y laisser la vie si cela était découvert, elle n’hésite pas à faire venir dans le plus grand secret, avec l’accord du duc d’York, héritier de la couronne, et de la reine Catherine, un prêtre catholique afin qu’il administre au roi les derniers sacrements dans la confession à laquelle il est attaché. Les dernières pensées de Charles II sont pour elle. Le roi fait promettre au duc d’York de veiller sur Louise car dit-il « Mme de Portsmouth et son fils sont les personnes que j’aime le mieux ». Elle aura été la préférée jusqu’à la fin. Après la mort du roi, Louise reste quelque temps encore en Angleterre avant de revenir en France avec son fils. Sa vie glorieuse est terminée.

Louis XIV l’assure de sa protection et le duc d’Orléans l’invite souvent dans son palais de Saint-Cloud où elle est parvenue à faire Ia conquête de la nouvelle duchesse d’Orléans, Charlotte-Elisabeth de Bavière. Cette dernière qui n’a guère l’habitude de mâcher ses mots et qui n’ hésite jamais à critiquer le moindre manquement à l’étiquette et la morale, écrit, en évoquant les maîtresses royales: « La duchesse de Portsmouth est la meilleure femme de ce genre que j’aie jamais vue. Elle est fort polie et d’un commerce agréable ». Pendant quelques années encore, Louise continue de faire des va et vient entre la France et l’Angleterre pour régler ses affaires mais aussi pour rencontrer, à l’instigation de Louis XIV, le roi Jacques II, dans le but de freiner sa politique jugée dangereuse. En effet, le nouveau roi anglais n’a jamais réussi à se faire aimer de ses sujets et s’oppose systématiquement à son Parlement en prônant une politique trop favorable aux catholiques. Mais, cette intervention est inutile. Même si elle bénéficie de l’estime royale, Louise a perdu une grande partie du crédit qu’elle possédait sous Charles II. Peu après, c’est Jacques II qui est contraint de se réfugier en France quand débarque en Angleterre son beau-fils protestant, Guillaume d’Orange qui est proclamé roi à sa place. La Révolution qui s’est jouée en Angleterre coûte à Louise et à son fils les énormes pensions qu’ils avaient continué à percevoir après la mort de Charles II. Guillaume III estime que la duchesse de Portsmouth s’était déjà largement servie avec tout le butin qu’elle a emporté avec elle en quittant l’Angleterre. Aussitôt, Louis XIV lui fait verser en compensation une rente que le Régent augmentera en 1715 pour, selon Saint-Simon, « services importants et continuels qu’elle avait de très bonne grâce rendus à la France du temps qu’elle était en Angleterre, maîtresse très puissante de Charles II »

Néanmoins, la fin de sa vie est faite de nombreuses déceptions. En premier lieu, celles occasionnées par son fils, le duc de Richmond. Ce dernier, après avoir abjuré le protestantisme entre les mains de Bossuet à la veille de la
révocation de l’Edit de Nantes, s’enfuit en Angleterre où, nouveau renégat, il abjure le catholicisme. Il mène alors une vie de débauché qui contrarie sa mère. Saint-Simon dit de lui « qu’il est excédé de débauche et, de la plus belle créature du monde qu’il était, il est devenu la plus hideuse ». Il meurt le 8 juin 1723. Elle est également déçue dans ses ambitions stoppées par la mort de Charles II. Son retour en France ne lui a pas ouvert les portes d’une nouvelle carrière. Faisant bon marché de sa dignité, elle mène une vie remplie de jeux et d’aventures galantes entre Paris, Aubigny et son hôtel des Sept-Saints à Brest. Des revers de fortune entraîneront un amenuisement conséquent de ses ressources qui l’oblige à vendre en 1714 au financier Crozat la seigneurie du Châtel qu’elle avait acquise en 1684 et la propriété familiale des Penancoët qu’elle avait hérité de ses parents. Elle meurt à Paris le 14 novembre 1734, à plus de quatre-vingt ans, consacrant les dernières années de sa vie à la prière et aux fondations pieuses sur sa terre d’Aubigny. Elle est enterrée le 16 novembre en l’église des Carmes déchaussés, dans la chapelle de la maison de Rieux, dont elle descendait par son aïeule maternelle.

Si Louise de Keroualle et Charles II n’ont eu qu’un enfant, la lignée issue de celui-ci est très nombreuse. Avec des familles de six à quatorze enfants, il est impossible de connaître tous ceux dans les veines desquels coulent le sang du roi anglais et de la duchesse de Portsmouth. Certains d’entre eux sont mieux connus comme l’arrière petit-fils du couple, 3eme duc de Richmond qui sera ministre plénipotentiaire à Paris du roi Georges II, puis secrétaire d’Etat en 1776. Lorsqu’il meurt en 1806 sans descendance, c’est son neveu, fils de son frère cadet, qui hérite du titre de duc de Richmond. Le 4eme duc de Richmond entre dès 1807 dans le Conseil privé du Roi George III et devient gouverneur du Canada où il meurt en 1819 après avoir été mordu par un renard. Son fils, le 5ème duc de Richmond deviendra ministre des Postes en 1830. Il fera voter une loi sur les jeux et promulguera une réforme des prisons comprenant notamment la suppression des pontons flottants où tant de marins français ont pourri lentement. De sa fille, lady Cécilia-Catherine Lennox, mariée à un autre descendant de la duchesse de Portsmouth et de Charles II, James Albert Edward Hamilton , 3ème duc d’Albercom, qui fut le premier gouverneur de l’Irlande du Nord, descend une autre femme au destin exceptionnel : Lady Diana Spencer (1961-1997), dont le fils aîné William est appelé à régner un jour sur le royaume britannique.

Carl RAULT, CGF n°5165

 

Château de la Verrerie (Cher)

 

Le château de Whitehall à Londres, où Louise de Keroualle occupait 40 pièces.

 

Le berceau familial des Penancoët : le manoir de Keroual à Guilers près de Brest


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